Coca-Cola boycott

Les attaques israéliennes sur Gaza mènent au boycott du Coca-Cola dans les pays musulmans

Les épiceries et supermarchés turcs ont commencé à retirer les bouteilles de Coca-Cola de leurs rayons, car ils soupçonnent le fabricant américain de boissons gazeuses de soutenir financièrement l’Etat d’Israël, rapporte le Daily Sabah. Au début de cette semaine, le Premier ministre Erdogan a déclaré 3 jours de deuil national pour les victimes palestiniennes de Gaza.

Des entreprises de plusieurs autres pays ont également décidé de suspendre la vente de l’iconique boisson  gazeuse. Ainsi, plus d’une centaine d’hôtels de Mumbai ne vendent plus aucun produit de la firme Coca-Cola et des groupes pro-palestiniens en Malaisie appellent également au boycott de ses sodas.

Ce n’est pas une nouveauté : ce mouvement bien huilé, appelé « Boycott Israël », existe depuis plusieurs années, et il reprend de la vigueur à chaque regain de violence du conflit israélo-palestinien. Mais cette fois-ci, les nombreuses victimes côté palestinien, et les actions violentes d’Israël, illustrées par des photos rapidement relayées par les médias sociaux, risquent de nuire encore davantage à Coca-Cola.

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Coca-Cola et Israël partagent une longue histoire qui remonte aux années soixante du siècle dernier. Ironiquement, ce sont les commerçants de l’Etat juif et les groupes pro-israliens américains qui avaient appelé au boycott, parce que le producteur de boissons gazeuses n’était pas implanté en Israël. Le mouvement a pris fin lorsque Coca-Cola a ouvert un site d’embouteillage à Tel Aviv en 1966. Mais à la suite de la construction de cette usine, ce sont les pays arabes qui ont repris le boycott à leur compte, et ce dernier ne s’est terminé qu’en 1993.

Innovative Minds, un site internet qui soutient les Palestiniens, affirme que Coca Cola est un fervent défenseur d’Israël depuis 1966. Il prétend que Coca-Cola a organisé une réception pour le brigadier-général israélien Binyamin Ben-Eliezer à Atlanta en 2009, que la firme a des liens avec La Chambre américaine de Commerce Israël à Atlanta, et qu’elle possède une laiterie en territoire occupé. Ces allégations sont reprises par plusieurs autres sites anti-israéliens.

Le conflit pourrait donc avoir de graves conséquences pour Coca-Cola, dont les ventes sont déjà déclinantes en Amérique du Nord. La filiale turque de Coca-Cola, Coca-Cola Icecek, est la sixième mondiale en importance pour la compagnie, en termes de volumes. Elle vend les produits Coca-Cola dans pas moins de 10 pays, et son chiffre d’affaires représente 4% des ventes mondiales de la multinationale.

source: express.be

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